L'histoire du musée

Ce musée, ouvert en 1980, sous la direction du Chanoine Marilier, répond à une volonté de sauvetage des objets.

 

 

Un dépôt diocésain

Il était de facto un dépôt diocésain où les œuvres s'accumulaient et étaient exposées au gré des espaces disponibles. En effet, Dijon n'étant siège d'évêché que depuis 1731, il n'y a pas de trésor de cathédrale qui, selon les termes de la loi de 1913 sur les Monument Historiques, regrouperait le patrimoine religieux en péril du département. La Charte culturelle de 1975 remédie à cette carence : la chapelle Sainte-Anne devient un dépôt d'objets d'art sacré. Pourquoi un tel projet à Dijon ?

 

La Commission Diocésaine d'Art Sacré

En 1955, Mgr Sembel crée une Commission Diocésaine d'Art sacré (CDAS) dont la mission est de "veiller à la conservation du patrimoine artistique appartenant à l'Eglise catholique... en dresser l'inventaire et en assurer la conservation". Le constat est accablant : les oeuvres d'art présentent dans les églises sont en péril. L'idée de les rassembler pour les sauver émerge. En 1970, un nouveau conservateur des Antiquités et Objets d'Art, le chanoine Jean Marilier rejoint cette commission et devient l'acteur zélé du projet.

 

Un musée municipal : le musée d'Art sacré

Le musée ouvre au public le 17 juin 1980. Et rapidement, il répond aux besoins terrain : en dix ans, 378 objets sont déposés, surtout par des communes rurales soucieuses de mettre à l'abri un patrimoine de plus en plus menacé (vol, dégradations des conditions d'expositions, perte de l'histoire des objets...). Après le départ en retraite du chanoine Marilier, la gestion du musée est confiée en 1993 à l'équipe du musée de la Vie bourguignonne. Il est alors reconnu "Musée de France".

Comme les autres musées dijonnais, il intègre la Direction des musées et du patrimoine en 2015.

Source :

Madeleine Blondel : le temps des musées au monstère des Bernardines, Bulletin des amis des musées, 2006-2007

  • La façade de l'église dans les années 1990

    © F. Perrodin ???

  • La sacristie des religieuses

    © F. Perrodin

  • Une conservation adaptée aux collections

    © F. Perrodin